Dans les semaines qui suivent une greffe de cheveux, un phénomène documenté touche fréquemment la zone greffée et parfois la zone donneuse : une chute temporaire, généralement observée entre la 2e et la 6e semaine, parfois appelée « effluvium télogène post-opératoire » ou « shock loss ». Le cheveu tombe, pas le bulbe : le follicule implanté entre dans une phase de repos avant de produire un nouveau cheveu, et la repousse reprend en général à partir du 3e mois.
Ce n’est pas, en soi, un signe d’échec de la greffe. Mais ce n’est pas non plus un détail à taire dans l’information donnée avant l’intervention : un patient qui découvre cette chute sans en avoir été informé peut légitimement s’inquiéter, alors que le phénomène est connu et habituellement sans conséquence sur le résultat final.
C’est précisément le rôle de l’obligation d’information renforcée qui encadre la chirurgie esthétique : le praticien responsable doit informer sur les conditions de l’intervention, les risques et les conséquences possibles, avant la remise du devis détaillé et avant le délai de réflexion de 15 jours qui le sépare de l’intervention.
Aucun calendrier de repousse chiffré ne peut être garanti à distance : le rythme et l’ampleur de la repousse dépendent de facteurs individuels (zone donneuse, technique, cicatrisation) que seul un suivi avec le praticien permet d’évaluer.
