Certaines cliniques à l’étranger proposent des tarifs sensiblement inférieurs à ceux pratiqués en France pour une greffe de cheveux. C’est un fait. Mais un tarif ne dit rien, à lui seul, de qui réalise concrètement le geste, ni dans quel cadre médical.
L’International Society of Hair Restoration Surgery (ISHRS), société savante internationale de la spécialité, documente depuis 2019, via sa campagne publique « Fight the FIGHT », qu’une part importante des actes réalisés dans certaines cliniques à l’étranger (notamment en Turquie, en Iran, et dans plusieurs pays d’Europe) est effectuée en tout ou partie par des techniciens non médecins, parfois sans supervision continue d’un chirurgien. Les complications rapportées par ses membres sur ces patients incluent : cicatrices, lignes frontales artificielles, mauvaise repousse, mauvaise orientation des cheveux implantés, zone donneuse épuisée, infections.
En France, la greffe de cheveux reste un acte de chirurgie esthétique réservé à un médecin (dermatologue ou chirurgien), pratiqué dans un établissement autorisé, avec une information renforcée, un devis détaillé et un délai de réflexion légal de 15 jours incompressible avant l’intervention. Ce cadre n’existe pas partout de la même façon.
Quelques questions concrètes à poser avant de partir, sans jugement moral mais avec prudence, pour votre propre sécurité : qui réalise réellement le prélèvement et l’implantation, et cette personne est-elle médecin ? Dans quel établissement votre intervention a-t-elle lieu, et est-il autorisé pour cette activité ? Qui assure votre suivi post-opératoire, et dans quelles conditions une éventuelle complication serait-elle prise en charge une fois rentré en France ?
