La FUE (Follicular Unit Extraction) désigne le prélèvement des follicules pileux un par un, à l’aide d’un micro-punch de 0,7 à 1 mm de diamètre, directement sur la zone donneuse. Elle s’oppose historiquement à la FUT (dite « bandelette »), qui prélève une bande de cuir chevelu dont les unités folliculaires sont ensuite séparées sous microscope.
La DHI (Direct Hair Implantation), elle, décrit une méthode d’implantation : les greffons sont posés au moyen d’un stylet implanteur, le plus souvent après un prélèvement réalisé en FUE. La FUE et la DHI ne sont donc pas deux choix exclusifs l’un de l’autre : la seconde peut suivre la première.
Ce que la circulaire du 23 décembre 2005 sur la chirurgie esthétique rappelle, quelle que soit la technique retenue : le traitement chirurgical de la calvitie par détonsuration ou prélèvement de lambeaux entre dans le champ de la réglementation de la chirurgie esthétique. Autrement dit, FUE comme DHI restent des actes chirurgicaux réglementés, pratiqués par un médecin dans un établissement autorisé, jamais un geste de confort assimilable à un soin esthétique non médical.
Aucune de ces deux techniques ne garantit un résultat déterminé : votre densité obtenue dépend du nombre de greffons disponibles sur votre zone donneuse, de la texture de votre cheveu et du geste du praticien. C’est précisément ce qu’un bilan préalable doit évaluer, individuellement, avant votre décision.
Enfin, un point de vigilance documenté par la société savante internationale de la spécialité (ISHRS) : dans certaines cliniques à l’étranger, une partie significative du geste, y compris le prélèvement et le dessin de la ligne d’implantation, peut être réalisée par des techniciens non médecins, parfois sans supervision continue d’un chirurgien. En France, ce cadre n’existe pas : la responsabilité de l’acte, l’information et le devis restent celles du médecin.
