La ligne frontale, ou ligne d’implantation, dessine la limite entre le front et le cuir chevelu greffé. Elle se décide au cas par cas, en tenant compte de la morphologie du visage, de l’âge et de l’évolution prévisible de la chute : une ligne dessinée trop basse ou trop dense pour une personne jeune peut se retrouver en décalage avec le reste de la chevelure des années plus tard, si l’alopécie continue d’évoluer ailleurs.
C’est un point que le bilan préalable doit aborder explicitement : une greffe de cheveux ne stoppe pas la chute des cheveux non greffés (l’alopécie androgénétique reste une évolution progressive), elle redistribue des follicules résistants dans une zone donnée. Un dessin de ligne frontale pensé sans tenir compte de cette évolution peut donc vieillir mal, indépendamment de la qualité technique du geste lui-même.
Aucune ligne frontale « standard » ne s’applique à tout le monde : la décision vous revient, avec le praticien, lors de la consultation. C’est aussi l’un des points sur lesquels la communication professionnelle du médecin est strictement encadrée : elle ne peut s’appuyer sur des comparaisons ni sur des témoignages de tiers non maîtrisés pour orienter ce choix.
