L’alopécie androgénétique, ou calvitie commune, est une chute progressive liée à la sensibilité génétique de certains follicules à la DHT (dihydrotestostérone). Elle continue d’évoluer avec le temps, y compris chez une personne déjà greffée : les follicules implantés lors d’une greffe proviennent d’une zone génétiquement résistante et ne tombent en principe pas, mais les cheveux natifs alentour, eux, peuvent continuer de s’éclaircir.
C’est un point que le bilan préalable doit expliquer clairement : une greffe de cheveux traite une zone donnée à un instant donné, elle ne met pas fin au processus de calvitie lui-même. Un patient jeune, dont l’alopécie est encore à un stade précoce, peut voir apparaître de nouvelles zones dégarnies après une greffe : c’est la poursuite d’un processus distinct.
Sur le plan réglementaire, une greffe de cheveux pour alopécie androgénétique reste un acte de chirurgie esthétique classique (voir la page sur les techniques FUE et DHI) : elle n’est pas prise en charge par l’Assurance Maladie, sauf dans le cas particulier d’une alopécie cicatricielle consécutive à un événement identifiable (brûlure, radiothérapie), qui peut relever de la chirurgie reconstructrice sur entente préalable.
Aucun site ne peut prédire l’évolution de votre alopécie ni le nombre d’interventions qu’elle pourrait un jour vous demander : c’est un point à évaluer avec le praticien, dans la durée.
